ARCHITECTURE FRAGILE

Le quotidien est une matière qui résiste. D’une évidente clarté et d’une intrigante profondeur, il constitue la matière même de notre vie, dans toutes ses tensions, ses bifurcations, ses ruptures. Irréductiblement nôtre, collant à la peau comme un imperméable humide, mais toujours s’échappant, dépassant de toutes parts les circonscriptions de notre être. Il est cette matière qui nous habite et nous anime, que nous construisons par la succession de nos gestes et de nos habitudes.
«Architecture fragile» en fait un outil de résistance. L’architecture fragile est une manière de penser, en construisant, et de construire, en habitant. « Architecture fragile » est une installation/performance multifocale qui met en place des dispositifs spatiaux et sociaux dans lesquels s’installent les vies, les corps, les gestes, pour interroger le rôle et la place de l’architecte à l’articulation de la vie quotidienne, de la création artistique et architecturale, de la performance et de la discussion. Architecture fragile est une mise en tension, une invitation à la construction, pour, dans la brèche ouverte entre le social et le spatial, entre les gestes et les mots, faire émerger leur fragile universalité.

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Photographies : Ludmilla Cerveny